15.06.2026

Un dimanche de votation mouvementé pour le secteur de l’accueil de l’enfance

Pour le secteur de l’accueil de l’enfance, deux objets pertinents au niveau national et un objet au niveau cantonal étaient au programme du dimanche de votation du 14 juin 2026. Alors que la révision de la loi sur le service civil a malheureusement été acceptée, l’initiative des 10 millions a, en revanche, été rejetée. Dans le canton de Saint-Gall, le peuple a quant à lui dit oui à la révision totale de la loi sur les contributions à l’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants, et donc aussi à un système de subventionnement uniforme.

Le 14 juin, les personnes ayant le droit de vote se sont prononcées sur trois objets pertinents pour la Fédération suisse pour l’accueil de jour de l’enfant (kibesuisse). Au niveau national, il s’agissait, d’une part, de la révision de la loi sur le service civil, contre laquelle kibesuisse s’était engagée au sein d’une large alliance et avait lancé le référendum. L’objet a été accepté de justesse, avec 52,5 pour cent des voix.

Moins d’affectations de civilistes malgré des besoins toujours aussi élevés

kibesuisse regrette vivement ce résultat. « Les civilistes manqueront pour les affectations dans les crèches et les structures d’accueil parascolaire, qui dépendent fortement de ce soutien », explique Franziska Roth, coprésidente et conseillère aux États (PS). Avec l’acceptation de la révision de la loi, le nombre d’admissions au service civil sera réduit de 40 pour cent, alors que les besoins restent élevés au vu de la lourde pénurie de personnel qualifié et de professionnel·le·s dans le secteur de l’accueil. L’année dernière, les civilistes ont ainsi effectué environ 115 000 jours de service dans le domaine « Enfants ». Cela comprend des affectations dans des foyers, des écoles et des institutions de pédagogie spécialisée, mais aussi dans des crèches et des structures d’accueil parascolaire. L’accueil de l’enfance arrive en outre en deuxième position pour le nombre de cours dans le service civil (cf. statistiques 2025 CIVI).

Le plafonnement nuisible de la population est écarté

Le résultat a également été serré pour l’initiative populaire de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions », finalement rejetée par 54,8 pour cent des votant·e·s. kibesuisse se réjouit du non à cet objet. « L’initiative aggraverait fortement la pénurie de personnel qualifié, qui est aujourd’hui le plus grand problème de l’accueil de l’enfance », explique Christina Hanke, membre du comité de kibesuisse. Pour le domaine « Santé et action sociale », auquel l’accueil de l’enfance est rattaché, l’écart aurait été considérable, avec 63 000 personnes occupées en moins (cf. rapport du Secrétariat d’État aux migrations). L’équité des chances et la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle auraient en outre été menacées. Or il est essentielque les parents puissent compter, indépendamment de leur lieu de domicile (mot-clé « loterie des codes postaux »), sur un accueil fiable, disponible et de bonne qualité pour leurs enfants.

Un système de subventionnement uniforme accepté

Au niveau cantonal également, le dimanche de votation a réservé un résultat réjouissant du point de vue de kibesuisse. Le peuple du canton de Saint-Gall a accepté la révision totale de la loi sur les contributions à l’accueil extrafamilial et parascolaire des enfants (KiBG) avec 57,8 pour cent des voix. kibesuisse salue expressément le oui à cet objet. Désormais, tant le canton que les communes participeront chacun à hauteur de 10 millions de francs au financement de l’accueil de l’enfance. Un montant minimal est ainsi défini afin de soulager les titulaires de l’autorité parentale et de garantir un système de subventionnement uniforme. « La loi garantit ainsi non seulement un accès harmonisé aux offres d’accueil dans l’ensemble du canton, mais aussi une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle », explique Katrin Serries, responsable de la région Suisse orientale et Liechtenstein chez kibesuisse. « Les contributions de soutien soulagent financièrement les familles et leur donnent la liberté de choix quant à la modalité d’accueil de leurs enfants. »

Plus d'informations